3 artistes et de multiples interprétations

Expositions du 26 mars au 6 avril 2019

Vernissage des expos le mardi 26 mars, à partir de 18h30, à la Maison du Citoyen.

Christian Legarda

Ces deux mots motivent le choix de mes portraits, parfois des personnes très connues et d’autres anonymes, mais aussi importantes pour moi, car humaines.

Matheo Rakowski

L’univers est pour moi une sculpture mouvante et vivante. Mon travail consiste à arracher des morceaux du réel que je crois comprendre et à constater l’étendue de mon ignorance et de mon impuissance. Une impuissance plastique et conceptuelle.

La question de l’existence semble être une aporie. Alors je saisis à pleine main ce qui m’est accessible, ici et maintenant : argile, plâtre, métal, plastique, papier, résine, mais aussi souvenirs, émotions, acquis culturels… Je tente de donner une forme nouvelle à cette matière disponible en suivant un protocole expérimental, en perpétuel remaniement. Pour raconter des histoires à écouter les soirs de lassitude et de tristesse.

Je suis né mulâtre et amazonien : mi-noir mi-blanc, ni noir ni blanc, et noir et blanc. Créole et amérindien par mon père, français et juif-polonais par ma mère. Toujours en tension et en équilibre : entre nation et monde, entre foi et mécréance, entre libre-arbitre et destin, entre noir et blanc, entre passé et futur, entre les autres et moi, entre prolétariat et bourgeoisie, entre conscient et inconscient, entre vouloir et pouvoir, entre penser et faire, entre visible et invisible, entre vie et mort.

Je me sens chez moi partout, mais j’ai toujours aussi le sentiment d’être un étranger où que je me trouve. Je n’ai pour patrie que mon humanité et je rêve d’une terre promise universelle et sans frontières.

Mes sculptures et mes peintures sont des témoignages d’une hybridation quotidienne des cultures qui s’affrontent en moi, des paradoxes qui m’habitent. Je suis le fruit de la mondialisation. Un déraciné qui, ayant le cul entre deux chaises, choisit de s’asseoir par terre afin de créer du neuf avec les ruines de l’ancien monde. créer un chemin. C’est le chemin de mon salut.

J’essaie, sans être sûr d’y parvenir, de communiquer ces énergies qui se confrontent et se confondent dans ma tête et dans mes œuvres. Mes essais s’accumulent et me permettent d’esquisser l’espoir de ne plus être seul. Espoir de donner envie à celle ou celui qui regarde mon travail, de venir marcher sur le chemin de la création. Ensemble, nous serions si heureux.

Jérôme Schneider

Jérôme Schneider est né en 1974 en Lorraine. Dans un paysage tantôt bucolique, tantôt chaotique, gambadant à travers les vastes forêts et en rêvassant dans la campagne, il se revoit encore gamin, jouant au-dessus d’un crassier. Son univers, c’est aussi le vieux tas de ferraille et les paniers en osier, près de la vieille roulotte démontée, endormie dans  un box, au fond de la cour de ses grands-parents… Au loin il y a ces vieilles usines rouillées, la plupart abandonnées, telles les vestiges d’une industrie autrefois prospère… Sous un ciel souvent gris de fumée et un peu triste… Mais au-dessus, le soleil brille quand même. Il y a aussi ses différentes rencontres, ses multiples boulots et ses voyages… Tout ceci a fortement influencé son œuvre.

Artiste éclectique, il n’a pas peur d’explorer différents horizons, de l’abstrait au figuratif… Utilisant l’acrylique, l’huile, le pastel et l’encre de Chine, le papier, le carton toilé et les châssis… Tout est bon pour qu’il puisse s’exprimer et faire vivre sa créativité !… Une chose est sûre, toutes ses œuvres sortent de son imaginaire…

Bien entendu, les sources d’inspiration ne manquent pas, que ce soit les différents paysages, les comportements humains, les animaux, l’environnement urbain, ainsi que des artistes tels que Jérômce Bosch ou Le Caravage entre autres qui l’ont fortement marqué… Sans oublier aussi l’art africain ou des autres continents, la figuration libre des années 80 et la bande dessinée… Tout ceci à beaucoup participé a la vision de l’artiste…

Chaque visiteur, pourra ensuite, avec sa propre liberté d’interprétation et son ressenti, voyager dans ces différents univers. Et c’est cela le plus important à ses yeux…

Article publié le 4 mars 2019.

Share This Post On