“Souffrir, mourir d’aimer…”

Courants d’Arts

Expositions du 22 janvier au 1er février 2019

Vernissage des expos le mardi 22 janvier, à partir de 19h, à la Maison du Citoyen.

Contre les violences faites aux femmes, des artistes s’engagent

Notre exposition “Souffrir, mourir d’aimer” a pour but de sensibiliser le public à cette calamité. Dénoncer à voix haute, à voix basse ; dénoncer et aussi stigmatiser l’horreur de conduites asservissantes imposées aux victimes par leur conjoint. C’est dans cet esprit que 36 artistes plasticiens motivés se sont récemment retrouvés pour se saisir du sujet. S’agissant d’un engagement sociétal, humaniste et désintéressé, ces artistes ont voulu témoigner àleur façon de l’effarement induit par ces agressions intrafamiliales.

Ils ont souhaité proposer des travaux sensibles, chargés d’émotion, lesquels puissent contribuer à donner l’alerte. Chacun s’est emparé du sujet dans une approche personnelle, à l’impact original, fort où la violence peut être seulement suggérée ou symbolique. La diversité des œuvres fait apparaitre la solitude, le confinement, l’enfermement psychologique du couple, le dénigrement, l’oppression de la victime et l’effroi, l’appel à l’aide, l’indicible du drame conjugal porté jusqu’à son paroxysme, le crime.

Les violences à l’encontre des femmes constituent un fléau qui impose, au-delà de la nécessaire dénonciation, une réelle mobilisation de tous.

33 artistes, 60 œuvres plastiques : sculptures, peintures, installations et photographies

A.Bressler • C.Bailey • J.Bailey • F.Belorgey • G.Bodnar • JP.Bonnardot • S.Bonnardot • D.Cariou • L.Cauwet • MC.Charmoillaux • JF.Courbe • M.Dubré • D.Fournier • L.Erny • A.Gayat • E.Hardy • J.Isnardon • C.Maigret • C.Mazurier • M.Mongou • G.Pinault • V.Piquard • C.Quentelo • I.Rodrigues Desmarest • V.Sabban • D.Sabria • A.Sebban • J.Touzet • MT.Tsalapatanis • V.Thiaw-Woaye • F.Valeanu • F.Vettes • F.Viard Grewer

“Violences conjugales, un fléau universel 

Les violences faites aux femmes dans un cadre conjugal sont responsables en France d’ un décès tous les trois jours. Ces violences qui se perpétuent peuvent être longtemps ignorées, quand les coups portés ne sont pas connus et qu’aucune plainte n’est déposée par la victime, voire que volontairement l’on veuille les ignorer dans la sphère privée. Humiliations, harcèlement, blessures morales et physiques sont banalisés ou cachés. En France, ces violences sont pourtant dénoncées depuis quarante ans par les associations féministes, relayées dix ans après par les pouvoirs publics qui les décrètent en 2010 « grande cause nationale ». Une planification interministérielle instaure aujourd’hui une triple priorité : définir une conduite à tenir partagée par les autorités, protéger les victimes et mobiliser la société dans son ensemble.

L’ art peut se faire le porte-parole de causes qui interpellent et mobilisent les consciences. De nombreux travaux artistiques ont été consacrés au fil du temps à tout ce qui pouvait mettre en scène l’horreur, ce qui terrifie ou désespère ou encore interpelle. Au Grand Palais, avec l’intitulé Personnes Christian Boltanski expose en 2010, tel un alignement tombal, des carrés colorés de vêtements jonchant le sol, ceux des déportés. Ernest Pignon Ernest donne forme à des sujets douloureux, oeuvre pour les minorités, les injustices ; tel son tableau : Expulsés, une image de la précarité. Niki de St Phalle, éprouvée par un traumatisme intime de l’enfance, manifeste sa révolte avec Les Tirs, une oeuvre qui matérialise un règlement de compte « à bout portant ». Les silhouettes de Kara Walker dénoncent la violence historique et raciste, avec une cohorte d’ombres apocalyptiques, une mise en scène continue qui chemine entre l’intimidation et la persécution meurtrière.

Notre exposition « Souffrir, Mourir d’ Aimer » a pour but de sensibiliser le public à cette calamité. Dénoncer à voix haute, à voix basse ; dénoncer et aussi stigmatiser l’horreur de conduites asservissantes imposées aux victimes par leur conjoint. C’est dans cet esprit que 33 artistes plasticiens motivés se sont récemment retrouvés pour se saisir à leur tour du sujet. S’agissant d’ un engagement sociétal, humaniste et désintéressé, ces artistes ont voulu témoigner à leur façon de l’effarement induit par ces agressions intrafamiliales. Ils ont souhaité proposer des travaux sensibles, chargés d’ émotion, lesquels puissent contribuer à donner l’alerte. Chacun s’est emparé du sujet dans une approche personnelle, à l’impact original, fort où la violence peut être seulement suggérée ou symbolique. La diversité des oeuvres fait apparaître la solitude, le confinement, l’enfermement psychologique du couple, le dénigrement, l’oppression de la victime et l’effroi, l’appel à l’aide, l’indicible du drame conjugal porté jusqu’à son paroxysme : le crime.”

J.P. Bonnardot
Organisateurs : Jean-Pierre BONNARDOT 06 13 82 82 45 • Sylvie BONNARDOT 06 11 46 14 39 • Françoise VETTES courriel
Président de l’association Courants d’Arts : Jean-François COURBE
Plus d’informations sur le site de Courants d’Arts

Article publié le 4 janvier 2019.

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