Ils donnent forme à l’éphémère

Expositions du 2 au 12 mai 2018

Vernissage des expos le mercredi 2 mai, à partir de 18h30 à la Maison du Citoyen.

Laurence Bessas

Pour moi, la sculpture est cheminement, une perpétuelle recherche d’un devenir en mouvement. J’ai choisi de travailler les matières primordiales que sont la pierre et le bois, car ces matériaux portent déjà en eux cette évolution.

La sculpture, comme la vie est une histoire de déplacement à travers le temps, de trajectoire dans laquelle, on laisse son empreinte. La transformation que j’ose donner à ces matériaux déjà œuvres de la nature va dans leur sens intrinsèque.

Nous sommes chacun sculpture vivante. À chaque instant, nous trouons l’espace de notre propre corps. Sculpter, c’est projeter dans l’espace son moi qui est mémoire collective et universelle. Sculpter, c’est comme vivre, c’est contracter le temps à chaque respiration.

Nous sommes nous-mêmes transformation de la matière, à travers le temps et ses cycles perpétuellement renouvelés. Je cherche par le travail de la pierre et du bois à donner forme à l’éphémère, à participer au flux d’énergie, de la circulation du vivant, de l’eau, de l’air.

Expositions personnelles : Galerie Depardieu – Nice, octobre-novembre 2018 • Cloître des Billettes – Paris, avril 2016 • Galerie Feuillantines – Paris, juin 2015 • Carré des Coignards – Nogent-sur-Marne, mars 2015 • Maison de la Culture – Nogent-sur-Marne, décembre 2013 • Galerie de l’Angle – Paris, octobre 2013 et décembre 2015 • Centre d’Art de l’Ancienne Synagogue – la Ferté-sous-Jouarre, février 2013 • Château de Carrouges – Orne, mai-août 2012 • Centre Culturel du ministère des Finances – Paris, 2000 et novembre 2011 • Espace Daniel Sorano – Vincennes, mars- avril 2011 et novembre-décembre 2016 • Espace Galerie Grain de Charme – Charenton-le-Pont, mars 2010 • Invitée d’honneur au Salon d’Elbeuf – Elbeuf, novembre 2009 • Invitée d’honneur au Salon de Coubron – Courbon, octobre 2009 • Galerie Horizons – Paris, novembre 2008 • L’Archipel sur le lac – Bourgogne, été 2008 • Galerie Eyethynine – Paris, octobre 2007 • Galerie des AAB – Paris, mars 2007 • Cloître des Billettes – Paris, avril 2006 • Espace Sorano – Vincennes, décembre 2005, avril 2010, décembre 2016 • Maison du Citoyen et de la Vie Associative, Fontenay-sous-bois, avril 2005 et avril 2018 • Grande Masse des Beaux-Arts – Paris, mai 2004 • Mairie de Saint-Mandé – Saint-Mandé, 1997, 2003 et 2017 • Médiathèque de Béthune – Béthune, 1999 • Offivalmo – Paris, 1997 • Galerie de l’Udac – Paris, 1996

Sumiko Nariyoshi

En ce début de siècle tourmenté, l’homme reste l’esclave de son instinct de destruction, dispersant sur la planète famine, guerres, misère, et injustices… Serait-il incapable de changer les évènements depuis la nuit des temps ? Reproduisant perpétuellement cette absurdité.

L’explosion du volcan entraînant la mort dans ses coulées de lave, le tremblement de terre provoquant l’effondrement des villes et le tsunami submergeant tout sur son passage, c’est avec une violence inouïe que la nature se manifeste. Mais aussi elle sait se montrer paisible et douce avec la fertilité qui succède à ces phénomènes destructeurs…

L’homme face aux manifestations de la nature, prend conscience de son lien avec l’univers. L’artiste s’émerveille de cela et l’immortalise dans sa création.

J’aimerais que l’observation de la nature inspire à l’homme la conscience de la relation merveilleuse qui le connecte à l’univers, en lui apportant un sentiment de paix, d’humilité, et de sagesse.”

Parcours artistique : Dès l’âge de 7 ans, je voulais partir pour Paris, mon rêve était d’y étudier la peinture quand je serais adulte. C’est trois ans après avoir obtenu mon diplôme à l’université de Tokyo Gakugei que je suis parti pour Paris.

La mer de nuages infinie ou les terres grisâtres et gelées de la Sibérie que j’ai vues de lʼavion, restent encore fraîchement gravées dans ma mémoire, et le souvenir de cette vision m’a longtemps influencé.

À Paris, j’ai appris la gravure à l’atelier 17 de S.W. Hayter à Montparnasse, entre-temps ma peinture évoluait vers le surréalisme, puis le style symbolique et l’abstrait.

Après avoir participé à des salons ou des expositions collectives et personelles, j’ai suspendu mon activité de gravure et recommencé à créer des peintures grand format. Après avoir traité dʼun univers personnel, ce thème s’est étendu naturellement vers le cosmos, l’origine de la vie et les phénomènes naturels.

Cela correspond pour moi à la force de la rencontre de deux opposés qui se rapprochent et donne naissance à une nouvelle forme de vie. C’est la fécondité et la fertilité qui s’expriment.

Il y a le feu et l’eau, le feu et l’air, le ciel et la terre, le jour et la nuit, la femme et l’homme… C’est un thème infini, qui offre d’incroyables possibilités. Et je m’en réjouis.

Expositions personnelles : 2009 – Maison du Citoyen, Fontenay-sous-Bois, France • 2006 – Galerie Sékaikan, Tokyo & galerie Ciel, Utsunomiya. Japon • 2003 – La cave de Fontenay-sous-Bois, France • 2001 – Crédit Lyonnais, Île-de-France • 2000 – Foire de Lyon, France • 1994 – Galerie l’Harmattan, Paris • 1993 – Galerie CCI, Orléans • 1992 – Galerie L’excellence de Mikki, Paris & galerie Cerec, Saint-Ouen • 1986 / 1991 Banque de Tokyo, Paris

Zardosi

Cette exposition dédiée à la broderie pratiquée en Inde du Nord, quasi ignorée en France a pourtant trouvé ici son “maître” en la personne de Shika qui l’enseigne et la pratique dans sa petite boutique atelier à Paris. Elle nous y a convié et nous avons rencontré une personne hors du commun; arrivant de Chandigarh (Penjab) où elle a appris à la fois les techniques du textile et la forme de broderie  aristocratique nommée zardosi, elle s’est installée dans notre capitale où elle distille son enseignement et ses créations. Avec ses élèves, dont on montrera les travaux et les étapes de réalisation, nous avons l’espoir de faire connaître à la fois cette technique qui confine à la joaillerie et le chemin qui a mené cette artiste jusqu’à nous.

Article publié le 3 avril 2018.

Share This Post On