Instantanés et poésie

Expositions du 21 février au 4 mars 2017

Vernissage des expos le mardi 21 février, à partir de 18h30, à la Maison du Citoyen.

Catherine Mignot‑Masi

Évasion – Les fables de la Fontaine – Voyage

De formation artistique classique puis étroitement liée au monde de la communication, de l’image et de la couleur, j’ai résolument pris le chemin de la peinture qui offre la possibilité d’exprimer la palette de ses sentiments dans un langage accessible.

Je me détache du quotidien en dialoguant avec la toile.

Mon parcours aux Ateliers beaux-arts de la ville de Paris me fait cheminer vers l’abstraction.

Coloriste dans l’âme, l’énergie du mouvement et le mystère sont au centre de ma recherche picturale.

Les formes, les lignes, les textures et les couleurs jaillissent spontanément en prenant leur source dans les émotions ressenties au cours de mes nombreux voyages.

 

Loïc Jugue

Les portraits lents

Loïc Jugue, artiste fontenaysien, propose une exposition de ses “Portraits lents”.

Une série de portraits vidéo… en noir et blanc et au ralenti… à l’extrême ralenti… à la limite de l’image en mouvement et de l’image fixe… comme un tremblement bergsonien..

Voici ce qu’il en dit : “Avec ces portraits lents… très lents… Je ne cherche pas à filmer… l’âme… quelle âme ? Mais des visages… et surtout l’existence… un moment d’existence… Pour moi… il y a juste des humains qui glissent à la surface du temps… essayant d’échapper à leur destinée… Ce sont des portraits existentiels…”

Cette exposition de Loïc Jugue sera sans doute une première à la Maison du Citoyen, la première fois qu’un artiste n’exposera que de l’art vidéo… Un art souvent méconnu et qui s’impose maintenant comme un art majeur.

Loïc Jugue est un artiste français, faisant des vidéos, des installations, des sculptures vidéos ainsi que des photographies depuis 1983. Il fait partie des collections d’art vidéo du centre Georges Pompidou. Loïc Jugue travaille sur la notion de réalité, ses représentations et sur le processus de destruction de cette réalité. Depuis 2015, il s’oriente vers des sculptures vidéos monumentales : Les Gardiens et des portraits vidéos existentiels : Les Portraits lents.

Son travail a été montré en France et à l’étranger… entre autre… au Centre Pompidou, au Palais de Tokyo (Paris) au Grand palais, à la Vidéothèque Jonas Mekas (New york), Villa Kujyama (Kyoto équivalent de la Villa Médicis au Japon), Musée national centre d’art Reina Sofia (Madrid), Goethe Institut (Montréal)…

Plus de Portraits lents sur  le site de Loïc Jugue.

Françoise Kadär

Née à Paris, d’origine hongroise. C’est autour de l’âge de six ans que Françoise se découvre une passion pour le dessin, sans doute influencée par un père possédant de réels talents dans le domaine artistique.

À Fontenay-sous-Bois, où elle vit à cette époque, elle se lie d’amitié avec Jean Giraud qui deviendra par la suite le formidable “Moebius”. Ensemble, ils vont passer de longs moments à dessiner et assouvir ainsi la passion commune pour le dessin.

Cette idylle artistique durera jusqu’au départ quelques années plus tard de “Moebius” vers le Mexique. Elle s’adonnera également à son passe-temps favori : le dessin, avec un autre concitoyen de Fontenay “Georges Wolinsky”.

C’est vers l’âge de quinze ans qu’elle abandonnera momentanément le dessin.

À sa mère qui lui demande ce qu’elle veut faire de son avenir, elle répond : archéologue ! Refus cinglant, et enrôlement illico dans une école de commerce. Sa déception d’avoir brutalement quitté l’univers du dessin pour un milieu qui lui paraît hostile, provoque en elle une immense frustration qui ne la quittera pas.

L’école de commerce n’étant décidément pas son univers, et sa passion pour l’art graphique la démangeant à nouveau, elle va rejoindre l’atelier Gemmail de M. Malherbe à Paris et devient l’un de ses “peintres de la lumière” (Gemmail: contraction de gemme, pierre précieuse et email – qui fixe les fragments de verres. Le Gemmail trouve sa place entre le vitrail et la peinture.

L’une des œuvres de Françoise (La Gorgone de Picasso), réalisée à l’atelier va rester exposée dans la station de métro Franklin Roosevelt pendant des années.

Puis avec Malherbe – Navarre, la Gorgone partira aux Etats-Unis avec d’autres œuvres qui seront exposées au Métropolitan Muséum de New-York, ensuite à Washington, Denver, Chicago et d’autres grandes villes.

S’étant installée dans le midi de la France, dans les années 90, elle se remet petit à petit sur le chemin de sa passion égarée.

Elle crée des ateliers d’iconographie chez les dominicaines des couvents de Grignan et Taulignan où grâce aux précieux conseils d’un merveilleux professeur ukrainien – Hania Pinckowich – elle apprend à écrire les icônes byzantines et l’art d’utiliser exclusivement des pigments naturels liés au jaune d’œuf.

Au bout de cinq ans, elle quitte le miniaturisme et son cadre rigoureux pour “la liberté” de l’expressionnisme abstrait, dont elle admire ses grands maîtres tels que Klein, Rothko, Pollock, mais elle n’abandonne pas pour autant l’utilisation exclusive de matériaux naturels pour sa peinture.

En recherche perpétuelle dans sa peinture actuelle, Françoise Kadär marie avec bonheur les méthodes ancestrales, et en particulier byzantines, d’utilisation de la couleur naturelle à sa peinture abstraite.

Article publié le 30 janvier 2017.

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