Le virtuel mis en mots – suite et fin

Pour inaugurer la naissance du journal en ligne de la Maison du Citoyen :  BàO webZine. La Maison du Citoyen et le Café Poésie vous ont proposé de mettre en ligne les poèmes des participants au Café-Poésie. La thématique pour cet évènement était : le virtuel.

Nous dévoilons ici trois autres textes avec leurs illustrations visuelles et/ou sonores parmi les nombreuses créations qui nous sont parvenues. Nous dévoilerons d’autres envois au fil des prochaines publications de la Boîte à Outils webZine.

Bonne écoute, bonne lecture, bon coup d’œil… et rejoignez le Café-Poésie qui accueille depuis 2002 les poètes et artistes autour de la poésie…

 

MARIAGE (à Jacques Prévert)

une bombe de Chopin avec une nocturne atomique

un Jésus à reluire avec une brosse de Nazareth

un Saint François de Béthune avec un bourreau d’assise

la chèvre de Victor Hugo avec les misérables de monsieur Seguin

le petit père de Karl Marx avec le capital du peuple

les cent un péchés capitaux avec les sept dalmatiens

une notre dame à épiler avec une pince de Paris

un juge aux camélias avec une dame d’instruction

le bon roi Bertha avec la grosse Dagobert

un général de Vinci avec Léonard de Gaulle

un four à claques avec une tête à micro ondes

une nuit à éternuer avec une poudre de noces

l’ancien Roméo avec le testament de Juliette

une colombe de la guerre avec un ministère de la paix

un clair de terre avec un tremblement de lune

un enfant de Jéovah avec un témoin de la patrie

et un Hector Malot hebdo avec Charlie sans famille

 

Gérard Gonçon

Illustration : Pochoir Prévert – Murs Fontenay-sous-Bois – Collectif Nice Art

POÈME VIRTUEL

Avertissement à tous lecteurs, causeurs, diseurs, poètes de tous poils et imberbes inclus.

Le poème ci-dessous que vous allez lire est purement virtuel (ne pas confondre avec un poème vertuel.)

Le virtuel n’est pas à mettre dans la bouche du premier venu car tout lecteur est sensé avoir connaissance de la virtualisation poétique.

Alors, molo-molo* avant de vous engager dans cette lecture, n’y allez pas les yeux fermés. Suivez attentivement les consignes et modalités virtuelles.

Si, avant lecture, vous avez des a priori, des difficultés, vous butez sur certains mots virtualisants ou inexistenciels, vous n’êtes pas encore prêts. Consultez rapidement un poème classique et revenez ensuite au poème virtuel.

Si, après lecture, vous êtes sujets à des interprétations douteuses, symptômisantes ou quelques autres effets secondaires, l’auteur virtuel sera tenue pour responsable que virtuellement.

Pour une bonne lecture virtuelle procéder ainsi c’est à dire pas autrement ou bien consultez cette FAQ You, (foire aux questions.)

Question : Doit-on être virtuel pour lire un poème virtuel ?

Réponse : La réponse est oui et non et, plus précisément pas forcément.

 

Question : J’ai cru lire : Je t’aime

Réponse : N’allez pas vous emballer et croire qu’on vous aime. Ne le prenez surtout pas à la lettre ni au pied de celle-ci. 
Il est à prendre au sens du pas vrai, au sens du virtuel.

Question : Je constate que je lis du virtuel de travers 

Réponse : 
Arrêter de suite le traitement, heu la lecture…

………

Chers lecteurs tout azimut bonne lecture

Moussa Lebkiri

Site de Moussa Lebkiri
* molo

Les chansons de ma banlieue

près de Saint-Maur-des-Fossés

ma ville de banlieue

il y avait Nogent-sur-Marne

où l’on chantait

“Ah le petit vin blanc”

de Jean Dréjac et Borel-Clerc.

 

il y avait aussi Joinville-le-Pont

la cité du cinéma

avec la chanson de Roger Pierre

et Étienne Lorin

“à Joinville-le-Pont”

 

il y avait aussi La Varenne

Saint-hilaire, un quartier

de Saint-Maur-des-Fossés,

où habitaient Charles Trénet

et Francis Lemarque,

avec la chanson de

Jean-Roger Caussimon

et de Jacques Datin

“la java de La Varenne”

 

que de chanteurs

et de chansons

dans ma banlieue.

 

 

Jean-louis Zaccaron

“le soleil dans le dos”, éditions la sente du verger

Article publié le 1 décembre 2016.

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