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Expositions du 14 au 25 juin 2016

Vernissage des expositions le mardi 14 juin, à partir de 18h30, à la Maison du Citoyen.

François Plaza

Ukraine : Euromaidan

Depuis plusieurs semaines, le calme est revenu sur la place Maïdan, les opposants à la politique pro-Russe du président Viktor Ianoukovytch entendent ce matin-là manifester pacifiquement devant le Parlement afin de réclamer moins de pouvoir pour le chef de l’État.

Mais la police bloque les manifestants utilisant gaz lacrymogène et tirs de balle en caoutchouc pour tenter d’obliger la foule à se disperser. Celle-ci répond par une pluie de pavés et cocktails Molotov. Après plusieurs heures d’échauffourées, la police charge jusqu’aux premières barricades obligeant les protestataires à se réfugier sur la place.

Ce 18 février 2014 Kiev s’enflamme et sera pour plusieurs jours, témoin de violents affrontements qui feront des dizaines de morts.

Biographie

Né en 1987, François Plaza est un photographe reporter freelance. Animé d’une passion pour l’image, il poursuit un cursus de cinéma et d’histoire de l’Art qui le dirige naturellement à la photographie, qu’il étudie à l’École supérieure de Photographie (EFET Paris), d’où il sort en 2011.

Il se destine au reportage, ce qui le mène à couvrir les événements marquants de notre Histoire. Les thèmes abordés sont souvent les inégalités sociales et économiques ; son travail reflète une vision d’un monde continuellement en mouvement.

Fafou

BàO webZine a rencontré Fafou pour une interview libérée.

Fafou (Françoise Ponsart) raconte cette anecdote qui a peut-être suscité, très jeune, sa vocation. “J’étais une enfant rêveuse et assez introvertie… à 9 ans j’ai fait un dessin qui a fait le tour de l’Europe. J’étais scolarisée dans le quartier Molitor à Paris. Je me souviens de gens qui avaient repéré mon Arbre de Vie fait en classe. Ils m’ont demandé s’ils pouvaient le prendre pour le montrer à d’autres enfants en Europe… J’ai dit oui mais je l’ai jamais revu !”

Plus tard son parcours professionnel la conduit vers la pub et le graphisme. Elle met ses capacités créatrices au service de l’objet publicitaire.

C’est en 2008, libérée des obligations professionnelles, qu’elle aborde la mosaïque avec Véronique Marmeuse au Club Georges Paquot de Fontenay-sous-Bois. En faïence, elle fait le numéro de porte de sa maison en Charente et également le mur de la fontaine de cette maison de pêcheur à La Tremblade et on lui en demande d’autres car ses créations sont vivantes et pleines de charme. “J’ai toujours beaucoup aimé les faïences dans les gares, sur les sols d’églises, c’est un travail très long, très précis, avec la découpe à la pince, le but étant de reproduire le dessin du support.”

Après la mosaïque, Fafou déploie ses talents vers la peinture et la sculpture. “Au début je copiais, je faisais du à la façon de Klimt, du genre Rembrandt, puis je me suis libérée des influences pour ajuster un style plus personnel… je pars de photos que j’ai prises et je traduis une réalité à moi…” C’est assurément vrai avec ces “Maisons à La Tremblade” et cette “Plage de Boyarville”, ces petits personnages en maillot de bain sur fond de mer apaisée… ne dirait-on pas les vacances colorisées de Monsieur Hulot ?

“Pour moi la peinture est une forme de pratique méditative… ça me coupe de tout, un peu comme le jardinage” C’est le moment de s’y mettre ! Venez donc découvrir Fafou et sa palette estivale à la Maison du Citoyen du 14 au 25 juin 2016.

Propos recueillis par Patrice Cazelles pour BàO webZine

Fanny Michot

BàO webZine a rencontré Fanny Michot autour de quelques questions.

Fanny Michot, peintre, qualifie sa pratique de “petit hobby” avec beaucoup trop de modestie. C’est un vrai travail qu’elle accomplit ! Des portraits, en particulier, d’un réalisme étonnant. Une palette douce, nuancée, des masses qui s’équilibrent avec justesse… voilà le gain d’une pratique de 10 ans d’atelier. Une fidélité étonnante pour ses modèles (cette “voisine”, aujourd’hui décédée, semble revivre sous des tons pastel), des oiseaux prêts à siffler, des macarons fondants sur la toile…

“Le goût de la peinture m’est venu en observant mon mari qui était restaurateur de tableaux. À l’école j’étais déjà bonne en dessin à l’époque !” Elle perfectionne son travail auprès d’Isabelle Decamp à la Maison du Citoyen pendant une décennie puis au Club Gaston Charles avec Dominique Pallier et avec Mme Catherine Houdy-Leviel à Nogent-sur-Marne pendant deux ans.

Fanny Michot confesse que la peinture lui procure une certaine fierté quand les réalisations sont fidèles aux modèles. C’est aussi l’objet de cette pratique, quel que soit l’âge, de nous relier paisiblement à notre intériorité. C’est sa première expo. On se retrouve au vernissage ! Bonne chance !

Propos recueillis par Patrice Cazelles pour BàO webZine

Article publié le 3 juin 2016.

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