N’oublions pas les lycéennes nigérianes
otages de Boko Haram

Le 14 avril 2014, Boko Haram enlevait 276 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria.

“Boko Haram” veut dire littéralement que le livre (Boko, dérivé de l’anglais “book”) est interdit par l’lslam. Son message : l’éducation est interdite et en premier lieu interdite aux filles.

Si certaines des lycéennes de Chibok réussirent à fuir, 219 sont restées aux mains de ce groupe terroriste.

2014 – 2016 : deux longues années de terreur, d’arrachement à leurs familles et à leurs études.

Aucune de ces jeunes filles n’a été retrouvée parmi les otages libérés depuis par l’armée nigériane.

Le pire est à craindre pour elles : sûrement converties de force, dispersées, “mariées” de force, violées, peut-être vendues comme esclaves, prostituées ou même envoyées se faire exploser pour commettre de nouveaux attentats au Nigeria, au Cameroun ou ailleurs.

Leurs familles ne baissent pas les bras, elles sont déterminées à arracher leur libération.

Pour relayer la mobilisation des femmes nigérianes du mouvement “Bring Back Our Girls”, avec nos partenaires du Collectif Contre le Terrorisme et de la coordination I am Chibok, nous nous rassemblerons à Paris pour marquer le triste anniversaire du 14 avril.

Solidaires de tous les otages de Boko Haram, devenu État Islamique en Afrique de l’Ouest, nous sommes conscient-es que c’est le même terrorisme islamiste qui sévit là-bas et qui frappe ici par des attentats meurtriers.

Huguette Chomski Magnis,
secrétaire générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme

Article publié le 11 avril 2016.

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