Tempus | Stratum | Mutare

Rhézome

Expositions du 22 mars au 2 avril 2016

Vernissage des expositions le mardi 22 mars, à partir de 18h30, à la Maison du Citoyen.

“Tempus|Stratum|Mutare” propose d’explorer des rapports du corps et du temps à l’espace. Celui-ci est imaginé, reconstruit, d’un espace mémoriel ou naturel aux environnements virtuels, mentaux. “Tempus|Stratum|Mutare” traite de ces interstices où le caractère menaçant, inquiétant d’un lieu en train d’apparaître, est donné à voir au travers les formes archéologiques d’un futur.

“Tempus|Stratum|Mutare” se réfère avec distance aux préoccupations écologiques et émet des propositions sensibles autour des questions de mémoires d’un lieu, de ses écarts avec un réel que l’on nous dépeint comme “pré-apocalyptique”. La disparition d’un monde entraîne la naissance d’un autre. Peut-on penser cet autre où l’humain pourrait n’être qu’une absence, une information laissée suspendue aux outrages d’un temps jamais plus compté ?

Architectures ou paysages instables proposent aux spectateurs des moyens de questionner leur monde.

“Tempus|Stratum|Mutare” reflète ces rapports que pourrait instaurer notre corps à cet espace. Dans lequel, suivant la posture qu’il adopte, tendrait à s’effacer ou, au contraire à s’ériger, dans une tension avec le lieu qui l’accueille, en décalage, laissant apparaître une zone de friction. Cette tension qui se lie par la fragilité des corps, humains, architecturaux, animaux ou végétaux, sociaux dans une nature factice et aliénée.

L’exposition croît comme un organisme où se rencontrent ces objets naturalisés ou des êtres vivants artificialisés à travers les sculptures et installations de Charlotte Hardy et Lise-Adèle Groussin. Cette hybridation du corps se retrouve dans les traces vidéos et photographiques des performances de Romain Pradaut pour s’étendre dans une autre salle, vers les œuvres à la dimension du paysage, à travers les dessins de Simon Billaud et les peintures d’Adeline Offret, les architectures fragiles, presque éphémère de Guillaume Sauvadet qui viennent nourrir l’ensemble de l’exposition soulèvent à la fois la dimension fantasmée et troublante de cette proposition.

Rhézome

L’association s’est constituée en 2010, lorsque récemment diplomés d’un DNSEP, les jeunes artistes ont pensé la nécessité de se souder afin de trouver des espaces d’exposition grâce à l’unification de leur forces et savoirs respectifs. La pluralité des pratiques des plasticiens membres (photo, vidéo, installation, dessin, peinture, sculpture, son, édition, texte, etc.) et les différentes expériences de chacun donnent toute sa richesse à ce groupe.

Article publié le 18 mars 2016.

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